Neuf ans dans le gaz, dont quatre à contrôler
Pendant neuf ans, j’ai travaillé sur des installations gaz, dont quatre à les contrôler en amont du compteur : réseaux de distribution, branchements, régulateurs, entrées d’immeubles, environ 1 300 installations collectives au total. Des tournées régulières, des protocoles précis, et des comptes rendus que des responsables sécurité allaient lire pour décider d’une intervention.
Ce métier apprend surtout une chose : observer ne suffit pas. Il faut qualifier ce que l’on voit, en mesurer la gravité, et l’écrire assez clairement pour quelqu’un qui n’était pas sur place.
Le drone est venu d’un constat d’accès
En regardant comment s’inspectent les toitures, les façades hautes et les cheminées, j’ai retrouvé partout le même obstacle : pour voir, il fallait d’abord monter, donc louer un échafaudage, une nacelle ou faire venir un cordiste. Le coût de l’accès finissait par décider si l’on regardait ou non.
Le drone lève cet obstacle, mais ne remplace pas la méthode. Une belle image aérienne sans qualification des désordres ne sert à personne. J’ai donc passé la certification DGAC pour apporter les deux : le relevé et sa lecture.
Ce que vous recevez
Pas un album de photos. Un rapport structuré : prises de vue situées et annotées, description de chaque désordre observé, niveau de gravité, et ce que cela appelle comme suite. Le format qu’un couvreur, un assureur ou un bureau d’études sait lire.
Pour les couvreurs et artisans qui travaillent avec moi, c’est un outil de chiffrage avant devis, et une trace datée si un désaccord survient plus tard.
Et ce que je ne fais pas
Je constate et je documente. Je ne me substitue pas à un expert en pathologie du bâtiment, à un bureau de contrôle ni à un assureur, et je ne délivre aucun document qui aurait valeur d’expertise judiciaire.
Quand une question dépasse ce que le relevé permet d’établir, je l’écris dans le rapport plutôt que de l’arbitrer. C’est le seul moyen pour que le reste du document reste digne de confiance.